samedi 7 janvier 2017

J'ai retrouvé Claudine MAMESSIER grâce à Filae

Peu actif en généalogie depuis quelques mois, j'essaie cependant de suivre ce qu'il se passe sur la blogosphère et sur les sites de généalogie. Comme tout le monde, j'ai donc assisté à l'événement de début décembre : la transformation de genealogie.com en filae.com


C'est effectivement sur Twitter que j'ai aperçu le faire-part de naissance de Filae. Plus que la simple refonte du site genealogie.com, c'est l'indexation de la quasi-totalité des registres d'état civil du XIXème siècle en ligne qui a retenu l'attention des généalogistes. Et fait grincer quelques dents...


Je ne veux pas rentrer dans les polémiques que j'ai vu poindre sur les réseaux sociaux, mais j'aurais plutôt tendance à y voir mon intérêt : quand on a des ancêtres voyageurs, c'est vraiment pratique de pouvoir les chercher dans toute la France par une simple recherche sur leur nom. 



Les recherches étant possible gratuitement jusqu'au 13 décembre, je me suis donc précipité pour tester le site avec le cas de mon insaisissable ancêtre Claudine MAMESSIER dont j'avais notamment parlé dans l'article M comme... Claudine MAMESSIER, disparue de Colombier

J'avais perdu sa trace après le décès de son époux Jacques COMTE en 1862 à Colombier-en-Brionnais. Elle n'apparaissait plus dans les recensements à partir de 1866, ni à Colombier, ni dans les communes où étaient partis vivre ses enfants. Comme je ne trouvais pas non plus de trace de son fils Jean Marie, j'en avais déduit qu'il avait peut-être pris sa mère avec lui lorsqu'elle s'était retrouvée veuve, mais où ? Je n'avais rien trouvé dans les communes autour de Colombier, que ce soit dans l'état civil ou dans les déclarations de succession. Mais ça c'était avant Filae...

Après avoir trouvé quelques homonymes, j'ai bien retrouvé l'acte de décès de "ma" Claudine en date du 20 octobre 1875 à Saint-Cécile, tout près de Cluny, à une trentaine de kilomètres de Colombier-en-Brionnais. C'est son fils Jean Marie COMTE, 46 ans, cultivateur, à Sainte-Cécile qui fait la déclaration.



Acte de décès de Claudine MAMESSIER, 1875, Sainte-Cécile [1]

La succession a été enregistrée à Cluny le 12/04/1876. Seul Jean Marie est indiqué dans la liste des héritiers [2].


Jean Marie s'est marié le 28/11/1853 à Sainte-Cécile avec Marie CHEVROT [3]. A l'époque de son mariage, il habitait à Cormoranche, dans l'Ain, et c'est dans cette commune que les publications de mariage ont été faites. Ceci explique pourquoi je n'en avais pas trouvé trace dans les registres de Colombier-en-Brionnais.
A noter : son beau-frère, Féréal BRAILLARD, gendarme, habitant Monsols dans le Rhône est son témoin

En parcourant les recensements de Sainte-Cécile à partir de 1866, j'ai bien trouvé successivement :
  • en 1866, Jean Marie COMTE, garde champêtre, Marie CHEVROT sa femme, Marie et Claudine, leurs filles âgées de 9 et 8 ans, ainsi que Claudine MAMEMESSIER, rentière, mère du chef de ménage.

Extrait des recensements de population de Sainte-Cécile en 1866 [4]
  • en 1872 Jean Marie COMTE, cultivateur et garde champêtre, Marie CHEVROT sa femme, Claudine COMTE 14 ans, leur fille, et Claudine MAMESSIER, rentière, mère du mari.

Extrait des recensements de population de Sainte-Cécile en 1872 [5]

Comme je l'avais supposé, Claudine est bien venue finir ses jours auprès de son fils Jean-Marie après le décès de son époux.

Reste un mystère : qui était Marie COMTE qui vivait avec ses grands-parents Jacques COMTE et Claudine MAMESSIER en 1861 à Colombier en Brionnais et était âgée de 10 ans à l'époque ? J'imaginais qu'elle était la fille de Jean-Marie, mais ni le prénom ni l'âge ne correspondent à ses filles citées ci-dessus. Encore des recherches en perspectives...

Pendant les quelques jours d'essais gratuits, j'ai pu retrouver plusieurs actes d'état civil de collatéraux, dans des lieux auxquels je n'aurais pas songé. L'expérience Filae est donc tout à fait concluante pour moi. Petit bémol néanmoins : le coût du service à 48 euros pour 6 mois ou 72 euros pour un an. 


Pour en savoir plus sur Filae, je vous invite à lire notamment les articles suivants :


Sources :
[1] Acte de Décès de Claudine MAMESSIER, 20/10/1875, Site Internet des Archives Départementales du Saône-et-Loire (AD71), http://www.archives71.fr/ark:/60535/s005139971c6c06e/5139b6c1a35a7, Sainte-Cécile, Décès 1875 5E397/9 vue 2 sur 3
[2] Table alphabétique des successions et absences, AD71, http://www.archives71.fr/ark:/60535/s0055e96f0e0e0f5/55f4f70405812, bureau de Cluny, 1870-1875, vue 124 sur 174
[3] Acte de Mariage de Jean Marie COMTE et Marie CHEVROT, 28/11/1853, AD71, http://www.archives71.fr/ark:/60535/s005139971bd38b1/5139b6c0a260a, Sainte-Cécile, Mariages 1853 5E397/7 vue 2 sur 2
[4] Recensement de la population, AD71, http://www.archives71.fr/ark:/60535/s00515e71d271e88/515e745c0bd96, Sainte-Cécile, 1866 vue 5 sur 10
[5] Recensement de la population, AD71, http://www.archives71.fr/ark:/60535/s00515e71d772e19/515e748ea03f6, Sainte-Cécile, 1866 vue 6 sur 11

jeudi 30 juin 2016

Z comme... Zigzaguer avec mes ancêtres

Pour cette dernière lettre du challenge, je vous propose un petit récapitulatif de cette édition où je vous ai bien fait zigzaguer avec mes ancêtres.


Quand je me suis lancé pour la 4ème fois dans ce challenge fin mai dernier, j'avais prévu de me baser uniquement sur les informations que j'avais déjà et de ne passer qu'une heure sur chaque article. Ce fut un vœu pieux. Certes, je me suis limité à faire quelques recherches ou vérifications complémentaires, mais j'ai quand même passé toutes mes soirées à la rédaction de mes articles.
C'est en tous cas mieux que l'an dernier où je devais finaliser mes articles pendant la pause déjeuner, et un mois de sandwiches, ce n'était pas terrible pour la balance.

J'ai réussi à tenir le rythme presque jusqu'au bout. Le 1er juin, 7 articles étaient prêts et planifiés. J'ai commencé à perdre mon avance la 2ème semaine, et dans les jours qui ont suivi, je rédigeais la veille pour le lendemain matin. La semaine dernière, j'ai finalement eu bien du mal à boucler les articles avant que la journée ne touche à sa fin. Pour finir, le weekend dernier nous avons eu un gros orage qui a complètement inondé le garage. Nous avons passé l'intégralité de samedi et dimanche à tout remettre en état, et j'ai donc pris du retard dans les derniers articles.


Au final, ce sont bien 26 articles qui auront été publié au mois de juin :

A comme... Benoite ALLOIN
B comme... Benoit
C comme... CHAILLET
D comme... DÉLY
E comme... Eugénie de mère en fille
F comme... Félicité OLLIER
G comme... Marie Louise GARO
H comme... Les deux Hubert PRUDHOMME
I comme... Identification des inconnus
J comme... Le Jumeau de Jules JOLIBOIS
K comme... Kruth
L comme... LAROCHE
M comme... Matricule de mes arrière-grands-pères
N comme... Noyé
O comme... Optants à Thaon-les-Vosges
P comme... le pommier de Denise
Q comme... Questions sans réponse
R comme... Résistance
S comme... Mario SCHIEVEN de Spresiano
T comme... Trouvé, enfin !
U comme... Un Jour un Poilu, ça continue !
V comme... Antoinette Françoise VADON
W comme... Barbe WALTER
X comme... X ces inconnus dans nos arbres
Y comme... Yonne
Z comme... Zigzaguer avec mes ancêtres


Je suis content d'être arrivé au bout de ce parcours où je vous ai fait voyager dans le Haut-Rhin, la Meuse, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle, les Vosges, le Rhône, la Saône-et-Loire, Pais, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, en Alsace, en Lorraine, mais également en Italie, en Algérie et au Maroc.

Cette année, j'ai un peu plus exploré les branches de deux de mes fidèles lectrices qui le méritaient bien, ma chérie et ma maman.


Maintenant que le challenge se termine, je vais pouvoir reprendre une activité normale. Je vais notamment reprendre l'indexation des morts pour la France de 14-18, mais surtout m'atteler à la lecture des plus de 2000 articles rédigés par les 85 autres participants à ce challenge. Si le cœur vous en dit, la liste est ici.


Encore merci à Sophie BOUDAREL instigatrice du challenge et à bientôt

Y comme... Yonne

Si l'Yonne fait bien partie de la Bourgogne, ce n'est pourtant pas le berceau des VILLECOURT dont nous descendons. J'y ai néanmoins découvert une branche de cousins, complètement par hasard. Histoire d'une rencontre...


Au cours de l'été 2005, une de mes cousines (elle se reconnaitra) pensait écrire un mail à son frère mais une faute de frappe a expédié son courrier à un certain Arnaud VILLECOURT, dont l'adresse électronique était très proche. Après quelques échanges entre eux, ma cousine m'a demandé d'essayer d'en savoir plus sur les ancêtres d'Arnaud qui semblaient venir de la région roannaise.

Vous pensez-bien que je me suis immédiatement lancé dans l'enquête, en commençant bien sûr par contacter cet hypothétique cousin.

Arnaud m'a communiqué les quelques informations en sa possession, mais son grand-père paternel étant mort jeune, il ne savait que peu de choses sur son ascendance VILLECOURT. Son grand-père était né à Paris, mais son arrière-grand-père était d'Aigueperse dans le Rhône, juste à la frontière avec la Saône-et-Loire. 

Avec la date et le lieu de naissance de son grand-père, j'ai réussi à remonter en quelques semaines son ascendance. Quelques semaines car en 2006, les archives du Rhône et de Saône-et-Loire n'étaient pas encore en ligne. C'est donc par courrier que j'ai contacté les mairies directement et retrouver ainsi les liens de parenté entre nos deux branches. C'est fou tout ce qu'on peut apprendre d'un acte de naissance du 20e siècle !


Arbre de parenté entre nos arrière-grands-pères, Geneanet

Nous sommes donc bien cousins, mais 8 générations de mon côté et 9 générations du côté d'Arnaud nous séparent. Notre ancêtre commun est Benoit VILLECOURT, le premier VILLECOURT à s'être installé à Montmelard.

Arnaud descend de Benoit Marie par son mariage avec Marie CHEMIER, et plus précisément par leur fils Rémon. 

Quant à moi, je descends de Benoit Marie par son remariage avec Anne Françoise VERRIER, avec qui il eut plusieurs enfants dont mon ancêtre Henry mort à Wagram.

Le grand-père d'Arnaud ayant épousé une icaunaise, c'est ainsi que les VILLECOURT de l'Yonne sont bien nos cousins avérés.

Quelque mois plus tard, avec mon épouse et ma fille aînée alors âgée de 6 mois, nous sommes allés passer une semaine près d'Avallon, et avons eu le plaisir de rencontrer Arnaud et sa compagne.

Pour l'anecdote...
Une arrière-petite-fille d'Eugénie VILLECOURT, la française qui avait émigré en Argentine, s'est installée il y a quelques années dans l'Yonne, sans savoir que de lointains cousins y vivaient...

mercredi 29 juin 2016

X comme... X, ces inconnus dans nos arbres

Difficile de trouver un sujet avec une lettre comme le X, surtout que je l'ai déjà fait trois fois auparavant... Après bien des hésitations, je vous propose un zoom sur les individus inconnus de nos arbres, que l'on note souvent X.


J'ai identifié 3 cas de figure où un individu peut être noté X dans un arbre généalogique.

Tout d'abord, il y a les personnes dont on ne sait situer les liens familiaux que par rapport à une personne "pivot" dont ne connait pas complètement.

Par exemple, Benoit LAROCHE est témoin au décès de Jeanne VILLECOURT épouse de Luc MALATIER, et il est indiqué gendre de la défunte. J'ai donc créé une fiche "X MALATIER", épouse de Benoit LAROCHE et fille de Luc MALATIER et Jeanne VILLECOURT.
Cette situation n'est que transitoire, le temps que je mette la main sur l'acte de mariage qui me donnera l'identité de cette X.

De la même façon, j'ai créé une fiche "X GRANDPREY" pour le père de François et Anne GRANDPREY. Ils sont frère et sœur d'après plusieurs actes que j'ai pu consulter, mais je n'ai pas encore trouvé leur baptême ou leur mariage pour redonner un nom à leurs parents.


Deuxième cas de figure, les enfants nés de père inconnu. Seule la mère est identifiée sur l'acte de naissance, ce qui laisse présager que toute une branche va manquer dans notre arbre. L'identité du père est alors remplacée par un X.

Parfois, l'enfant est reconnu ultérieurement, lors du mariage de sa mère la plupart du temps. Qu'il soit père biologique ou non, on n'en a jamais la certitude, mais j'enregistre toujours le conjoint comme père à la place du X.

Plusieurs cas dans mon arbre :

  • Marguerite BRETON qui eut deux enfants naturels et mourut célibataire
  • Antoine AUBURTIN, fils naturel de Barbe AUBURTIN, né en 1822. Quand sa mère se maria en 1830 avec Dominique PIERREJEAN, Antoine ne fut pas légitimé.
  • Claude Jacques JACQUOT PREAUX né en 1786 qui fut reconnu 3 ans plus tard lors du mariage de ses parents.


Le dernier cas d'utilisation du X est celui des enfants abandonnés, indiqués dans les actes "de père et mère non connus". Là, l'espoir de pouvoir remplacer un jour ces X par une identité réelle est bien mince pour ne pas dire inexistant. Ce sont deux branches qu'on ne pourra pas remonter.

J'avais parlé il y a quelques années d'Isabelle MATEY, l'une de mes ancêtres directes, abandonnée à Nancy dans les années 1830.

J'ai aussi le cas Pélagie SCHENEDERINE qui est dite de père et mère non connus dans son acte de mariage en 1810.

Au fait, quelqu'un aurait une idée de ce qui a pu passer par la tête de l'officier d'état-civil pour l'affubler d'un nom pareil ?

mardi 28 juin 2016

W comme... Barbe WALTER

Retour des lettres compliquées avec le W, mais finalement, j'ai trouvé dans mes ancêtres un patronyme commençant par cette lettre. Je vous propose donc aujourd'hui de revenir en Alsace avec Barbe WALTER.


Cet article va être court, car je ne connais que très peu de choses sur Barbe WALTER.

D'après son acte de mariage, elle serait née vers 1747 à Mitzach dans l'actuel Haut-Rhin, dans la vallée de la Thur, à quelques kilomètres de Kruth et au pied du Grand Ballon.

Localisation de Mitzach, Google Maps

Le 25 janvier 1769, elle épousa dans la paroisse voisine de Ranspach Pierre MERCKLEN, né vers 1744 à Ranspach.

Le couple eut au moins 5 enfants, dont certains ne sont identifiés qu'à partir d'actes ultérieurs :

  1. Pierre MERCKLEN (°03/11/1769 Ranspach / +11/03/1839 Ranspach)  x14 messidor an XII Ranspach avec  LUTTRINGER Françoise (°20/10/1782 Ranspach / +03/11/1856 Ranspach). Ils furent les parents de 15 enfants, dont le plus jeune, Cyriassus, est mon ancêtre.
  2. Anne-Marie MERCKLEN (° vers 1778 Saint-Amarin) x vers 1803 Joseph LUTTRINGER
  3. Joseph MERCKLEN (° vers 1782 Saint-Amarin / +08/03/1816 Fellering) x vers 1807 Fellering avec Agathe KÖHL
  4. Geneviève MERCKLEN ( °14/04/1785 Oderen  / +20/01/1818 - Oderen)  x11 floréal an XI Oderen avec Joseph HORNY
  5. une fille MERCKLEN x Martin KURTZEMAN. Ce dernier est indiqué comme beau-frère du défunt dans l'acte de décès de Pierre MERCKLEN le 11/03/1839

Barbe Mourut le 25/03/1813 à Ranspach. Elle était veuve de Pierre depuis plus d'un an.


En écrivant tout cela, je me rends compte que mes informations sur ce couple et leurs enfants sont pleines d'approximations. Il va falloir que j'affine tout cela quand j'aurai quelques heures devant moi.

Sources :
Site Internet de Jean-Thiébaut MERCKLEN, http://jmercklen.free.fr
Arbre Geneanet de Raymonde DEBENATH BASSETTI, http://gw.geneanet.org/raymonde7?n=mercklen&oc=&p=genevieve



V comme... Antoinette Françoise VADON

Aujourd'hui, avec un peu de retard, retour à mes ancêtres du côté paternel, avec la famille VADON et plus particulièrement Antoinette Françoise, la mère de la fameuse Claudine MAMESSIER dont je n'arrive pas à localiser le décès


Antoinette François VADON naquit le 12 mai 1777 à Maizilly dans la Loire. Elle était la fille aînée d'André VADON, laboureur, et de Jeanne VERNAY. Le couple eut encore 2 enfants, avant le décès de Jeanne en 1781 : Antoinette Françoise n'avait pas encore 5 ans.

Localisation de Maizilly, Google Maps


Comme d'habitude dans ces cas-là, son père se remaria. Sa nouvelle épouse lui donna encore 4 enfants mais il ne connut pas sa dernière fille qui naquit 2 mois après le décès de son père. C'est Antoinette Françoise, âgée de 12 ans, qui en fut la marraine, et qui lui transmit logiquement ses prénoms. Il y a donc deux Antoinette Françoise dans cette fratrie dont voici le détail :

André VADON, laboureur (°04/06/1750 Maizilly / +12/07/1789 Maizilly)
x1 06/02/1776 Saint-Julien-de-Jonzy avec Jeanne VERNAY (°17/03/1754 Mailly / +05/12/1781 Maizilly) d'où :
  1. Antoinette Françoise VADON (°12/05/1777 Maizilly / +17/04/1809 Saint-Denis-de-Cabanne) x31/01/1791 Maizilly avec Benoit MAMESSIER (°24/03/1767 Maizilly / +30/03/1823  Colombier-en-Brionnais). Ce sont mes ancêtres.
  2. Marie Magdeleine VADON (°14/03/1779 Maizilly / +14/03/1829 Saint-Denis-de-Cabanne)  x20/12/1793 Maizilly avec Claude Philibert DELOMIER
  3. Anne VADON (°11/10/1780 - Maizilly / +25/11/1787 Maizilly)
x2 25/02/1783 Saint-Igny-de-Roche avec Claudine DEVERCHERE d'où :
  1. Antoine VADON (°04/01/1784 Maizilly / +11/01/1784 Maizilly)
  2. Jean Marie VADON (°03/04/1785 Maizilly /  +22/05/1855 Roanne)  x12/02/1811 Le Perreux avec Claudine DECHALAND
  3. Pierre VADON (°29/08/1787 Maizilly / +21/09/1791 Maizilly)
  4. Antoinette Françoise VADON (°18/09/1789 Maizilly / +02/03/1871 Chauffailles)  x04/08/1809 Maizilly avec Etienne GLATARD
Comme on peut le voir ci-dessus, "mon" Antoinette Françoise se maria très jeune, puisqu'elle n'avait pas encore 14 ans lors de son mariage avec Benoit MAMESSIER le 31 janvier 1791. Ses parents étant décédés tous les deux, c'est son grand-père paternel Antoine VADON qui donna son consentement au mariage.

Le couple attendit près de 3 ans la naissance de leur premier enfant, puis les bébés se suivirent à un rythme impressionnant, pour arriver au nombre de 12 enfants dont des jumelles :

  1. Jeanne Marie MAMESSIER (°10 pluviôse an II Maizilly)
  2. François MAMESSIER (°17 thermidor an III Maizilly / +4 fructidor an III Maizilly)
  3. Jeanne MAMESSIER Jeanne (°2 pluviôse an V Maizilly)
  4. Jean Marie MAMESSIER (5 nivôse an VI Maizilly)
  5. Jeanne Marie MAMESSIER (° vers 1799 / +19/03/1809 Saint-Denis-de-Cabanne)
  6. Claudine MAMESSIER (°1 pluviôse an VII Maizilly / + entre 1862 et 1892 lieu inconnu) x  13/02/1817 Colombier-en-Brionnais avec Jacques COMTE (° 29 thermidor an V Colombier-en-Brionnais / +09/11/1862 Colombier-en-Brionnais)
  7. Jean MAMESSIER (°2 jour comp. an VIII Maizilly / +3 jour comp. an VIII Maizilly)
  8. Marie Magdelaine MAMESSIER (°25 prairial an X Maizilly / +4 nivôse an XIV Maizilly)
  9. Marie MAMESSIER (°29 thermidor an XII Maizilly / +14 fructidor an XII Maizilly)
  10. Antoinette MAMESSIER (°30/03/1807 Maizilly / +30/03/1807 - Maizilly)
  11. Jeanne Claudine MAMESSIER Jeanne Claudine (°30/03/1807 Maizilly / +31/03/1807 Maizilly)
  12. Jean Marie MAMESSIER  (°13/02/1809 Saint-Denis-de-Cabanne)
Parmi ces 12 enfants, au moins 7 sont décédés en bas-âge.

Antoinette Françoise, mourut le 17 avril 1809, deux mois après la naissance de son dernier enfant, et un mois après le décès d'une de ses filles. Elle n'avait que 32 ans (même si son acte de décès indique 36).

Son mari lui survécut 14 ans, et il mourut en 1823 à Colombier où s'était établie sa fille Claudine.


Pour l'anecdote...
Maizilly est situé dans la zone que les généalogistes étudiant ce secteur appellent le "triangle infernal". Nos aïeux passaient facilement d'un village à un autre, mais pour le chercheur d'ancêtres, cela signifie passer d'un dépôt d'archives départemental à un autre, ce qui est nettement moins facile... Heureusement qu'il y a maintenant les registres en ligne !

Sources :
Archives Départementales de la Loire, du Rhône et de la Saône et Loire
Geneanet, arbre en ligne de Fabien DELANGLE, http://gw.geneanet.org/fabdel

vendredi 24 juin 2016

U comme... Un jour un poilu, ça continue !

Aujourd'hui, retour sur le défi d'indexation collaborative "Un Jour un poilu" lancé par Jean-Michel GILOT en novembre 2013.


Je ne fais pas très original puisque Un jour un poilu était déjà le thème de ma lettre U l'an dernier. Mais je trouve que ce projet d'indexation est important et qu'il mérite toute la publicité possible.

De quoi s'agit-il ? Simplement d'indexer chaque jour une fiche des morts pour la France de 14-18 sur le site Mémoire des Hommes, avec l'objectif que toutes les fiches soient indexées au moment du centenaire de la fin de la guerre le 11 novembre 2018. 

Indexer, c'est noter toutes les informations que l'on trouve sur la fiche dans une vingtaine de champs standardisés comme l'unité et le grade du militaire, son lieu de naissance, sa date et son lieu de décès....

Une fois les fiches indexées, il sera possible de faire des recherches croisées sur ces critères sur l'ensemble de la base de données.

C'est Jean-Michel GILOT qui est l'instigateur de ce défi. Petit à petit, le bouche à oreille a fait son effet, et aujourd'hui plus de 593 000 fiches ont été indexées environ 1 300 000 fiches au total.



Jean-Michel trouve régulièrement de nouvelles idées pour motiver les troupes, comme le défi dans le défi 11 jours pour le 11 novembre. De plus, un certain nombre de personnes ne se limitent pas à 1 fiche par jour : certains indexent l'ensemble des morts pour la France d'une commune en partant des livres d'or ou des monuments aux morts, d'autres indexent tous ceux nés 100 ans plus tôt dans un périmètre géographique donné...

A mon petit niveau, après avoir indexés les jumeaux astraux de mon arrière-grand-père Albert PRUDHOMME, j'ai continué avec les morts pour la France de Montmelard et Lamure-sur-Azergues, lieux de vie de certains de mes ancêtres, ceux de Martel et Turenne où je suis allé plusieurs fois en vacances, et depuis quelques temps des natifs du Bas-Rhin où je vis.

J'avoue que du mal à indexer régulièrement, et je travaille plutôt par à-ccoup, mais au final, c'est le résultat qui compte.

Tout ça pour dire qu'indexer est à la portée de tous, ce n'est pas réservé aux généalogistes. Une simple inscription sur le site Mémoire des Hommes, et c'est parti.

Et si vous releviez le défi ?